Préservation de la biodiversité
Parmi tous les sports, le golf est l’un de ceux dont la connexion avec la nature est la plus forte !
Le Golf du Chambon-sur-Lignon s’épanouit dans un environnement luxuriant de moyenne montagne qu’il souhaite préserver et valoriser.
Face aux enjeux écologiques et au changement climatique, le Golf du Chambon-sur-Lignon s’engage dans une gestion durable de son parcours :
mieux maîtriser les ressources en eau, limiter les intrants chimiques, adapter ses interventions aux espèces présentes sur son site et ainsi préserver la faune et la flore.
Un patrimoine naturel riche et diversifié
Le Golf du Chambon-sur-Lignon abrite, sur ses 60 hectares, une mosaïque de milieux naturels : prairies montagnardes sèches, zones humides parfois tourbeuses, landes à callunes et genêts, lisières, boisements de feuillus et plans d’eau créés lors de son aménagement. Cette variété offre à de nombreuses espèces des espaces pour se nourrir, se reproduire et s’abriter. Il est important de noter que l’absence d’éclairage nocturne évite une pollution lumineuse néfaste pour les animaux et qu’aucune clôture ne vient perturber leurs déplacements.




Les experts naturalistes qui sont intervenus ont dressé un inventaire qui révèle la richesse de cet environnement qu’il est essentiel de mieux connaître et de protéger. Joueurs ou simples promeneurs, ouvrez l’œil et observez de loin, sans les déranger, ces habitants singuliers ! 140 taxons végétaux caractéristiques de la moyenne montagne ont été recensés, parmi lesquels de beaux spécimens d’orchis tacheté aux fleurs roses. Les forêts pourrait également abriter une petite mousse rare et protégée, la buxbaumie verte, particulièrement discrète et difficile à observer. Les plans d’eau et les zones humides, particulièrement favorables à la biodiversité, accueillent une flore et des insectes adaptés à ces milieux, de nombreuses libellules et une population remarquable de tritons alpestres. Les prairies, les landes et les lisières offrent des habitats favorables à des espèces comme l’alouette lulu et le lézard des souches. Les boisements servent de refuge à de nombreux oiseaux présents ou de passage, comme le pic noir, la mésange boréale, le roitelet huppé, la chouette hulotte, l’épervier d’Europe, le héron pourpré, la bécassine des marais, le milan royal… Les arbres et les arbustes offrent aux chauves-souris des possibilités de gîte, tandis que les étangs et les clairières constituent des zones de chasse favorables. Des mammifères sont aussi présents sur le parcours : lièvre, campagnol, renard roux, écureuil, blaireau, hermine, martre des pins, sanglier, chevreuil… Les plus chanceux pourront même apercevoir une loutre, qui remonterait le Lignon pour se nourrir dans les plans d’eau du parcours.
Programme "Golf pour la Biodiversité"
Depuis 2023, le Golf du Chambon-sur-Lignon travaille avec des structures naturalistes qui proposent aux clubs un accompagnement méthodique. Cette démarche s’inscrit dans le programme « Golf pour la Biodiversité » de la Fédération Française de Golf, avec l’appui scientifique du Muséum National d’Histoire. Ce programme permet de mieux connaître la biodiversité du site, de suivre son évolution dans le temps et d’adapter progressivement ses pratiques de gestion aux besoins des espèces présentes. L’objectif est d’adapter les interventions techniques à la nature de chaque milieu et aux espèces qu’il abrite.
Parmi les nombreuses actions mises en place…
La fauche tardive, possible grâce à l’intervention d’un agriculteur local, permet de laisser aux plantes le temps de fleurir et de produire leurs graines, tout en offrant nourriture et refuge aux insectes et à la petite faune.
Les ourlets sont des espaces de transition entre le milieu prairial des fairways et les bois alentour. Ils constituent une zone d’accueil et une source de nectar et de pollen pour les insectes. Les abeilles sauvages, les bourdons, les papillons et une multitude de coléoptères en bénéficient. Les ourlets servent également de corridors biologiques pour les petits mammifères, les amphibiens, les reptiles et les oiseaux nicheurs ou de passage.
300 plants d’essences arbustives locales ont été plantés, sur les conseils de deux pépiniéristes du plateau. Le débroussaillage de certaines zones est espacé tous les deux à trois ans.
L’extension d’espaces en libre évolution et l’ouverture de certains espaces fermés par des fougères permet le développement naturel d’arbustes et une régénération forestière spontanée.
La préservation d’un peu de bois mort et de certaines souches d’arbres dans les boisements constituent des abris et des ressources alimentaires essentiels pour de nombreux animaux.
L’allègement de l’entretien des abords des étangs et la création de mares temporaires facilitent aussi la multiplication d’habitats favorables aux amphibiens, aux insectes et à la flore des milieux humides.
La lutte contre les espèces invasives favorise le retour de la biodiversité locale. Par exemple, réduire les populations de poissons dans les étangs permet de rééquilibrer les milieux aquatiques, de diversifier la végétation et de favoriser la reproduction des amphibiens, notamment des tritons. La nature apporte sa propre contribution à cet équilibre : la loutre présente sur le golf joue naturellement un rôle de régulation des populations de poissons !
La fauche tardive, possible grâce à l’intervention d’un agriculteur local, permet de laisser aux plantes le temps de fleurir et de produire leurs graines, tout en offrant nourriture et refuge aux insectes et à la petite faune.
Les ourlets sont des espaces de transition entre le milieu prairial des fairways et les bois alentour. Ils constituent une zone d’accueil et une source de nectar et de pollen pour les insectes. Les abeilles sauvages, les bourdons, les papillons et une multitude de coléoptères en bénéficient. Les ourlets servent également de corridors biologiques pour les petits mammifères, les amphibiens, les reptiles et les oiseaux nicheurs ou de passage.
300 plants d’essences arbustives locales ont été plantés, sur les conseils de deux pépiniéristes du plateau. Le débroussaillage de certaines zones est espacé tous les deux à trois ans.
L’extension d’espaces en libre évolution et l’ouverture de certains espaces fermés par des fougères permet le développement naturel d’arbustes et une régénération forestière spontanée.
La préservation d’un peu de bois mort et de certaines souches d’arbres dans les boisements constituent des abris et des ressources alimentaires essentiels pour de nombreux animaux.
L’allègement de l’entretien des abords des étangs et la création de mares temporaires facilitent aussi la multiplication d’habitats favorables aux amphibiens, aux insectes et à la flore des milieux humides.
La lutte contre les espèces invasives favorise le retour de la biodiversité locale. Par exemple, réduire les populations de poissons dans les étangs permet de rééquilibrer les milieux aquatiques, de diversifier la végétation et de favoriser la reproduction des amphibiens, notamment des tritons. La nature apporte sa propre contribution à cet équilibre : la loutre présente sur le golf joue naturellement un rôle de régulation des populations de poissons !
Toutes ces actions permettent de diversifier les habitats, de renforcer les dynamiques naturelles et de réduire les interventions là où elles ne sont pas indispensables. Elles contribuent aussi à rendre le parcours plus résilient face aux évolutions climatiques. La préservation de la biodiversité est un travail de longue haleine, qui repose sur l’observation, l’expérimentation et l’adaptation continue des pratiques.
Le Golf du Chambon-sur-Lignon poursuivra cette démarche avec l’appui d’un naturaliste d’Yssingeaux, Thibault, afin d’assurer le suivi des actions engagées, d’accompagner leur développement et d’identifier de nouvelles pistes d’amélioration.
Nous espérons pouvoir démontrer qu’un site sportif peut être à la fois un espace de jeu, un refuge pour la biodiversité et un acteur engagé dans la transition écologique de son territoire.